Affichage des articles dont le libellé est SECONDE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est SECONDE. Afficher tous les articles

mardi 17 mars 2015

2GT1 : la Chine des Ming, un empire d'abord conquérant puis qui se ferme au monde

Voici la suite de notre cours sur l'élargissement du monde avec les Grandes Découvertes des XVe et XVIe siècle. 

Vous y trouverez la séance 3 que nous savons commencée aujourd'hui sur la puissance des pays européens qui s'accroit avec le contrôle des territoires du Nouveau Monde et de ses richesses. 

Vous y trouverez également la séance 4 sur la Chine à propos de laquelle vous avez le travail suivant à faire sur feuille pour lundi 23 mars :

Sans recopier la séance mais en utilisant des éléments du cours et des documents rédiger une courte argumentation pour traiter chacun trois thèmes suivants :

La Chine des empereurs Ming : un empire qui s’étend 

Un territoire et une capitale fermée aux étrangers   


Un Etat moderne soucieux de maîtriser et d’administrer son territoire



Les voyages de l'explorateur Zheng He dont le timbre ci-dessous célèbre en 2005 le 600e anniversaire, sont les symboles de la volonté d'exploration, voire de conquête des empereurs de la dynastie Ming. 



 Grand amiral de la flotte impériale il réalise 7 expéditions en Asie, vers l'Afrique et le Moyen Orient entre 1405 et 1433. 

Ces expéditions parfois gigantesques ont pu compter jusqu'à 70 vaisseaux dont la maquette ci-dessous rend compte. Certains historiens estiment leur taille à plus de 100 mètres, mais plus raisonnablement les estimations les plus courantes font état de bateaux de 60m environ... ce qui fait déjà plus du double de la Santa Maria, le navire amiral de Christophe Colomb qui est également représenté à l'échelle sous forme de maquette ci-dessous.


Pour ces expéditions, Zheng He pouvait s'appuyer sur le type de carte que l'on voit ci-dessous. Datant de 1402 cette carte dite "Kangnido" fut dressée en Corée à partir de données chinoises. Elle montre une assez bonne connaissance de la Chine et de la Corée, même si cette dernière apparait disproportionnée. En revanche la péninsule Arabe, l'Afrique et l'Europe présentes à l'extrême ouest sont visiblement peu connues. 



lundi 9 mars 2015

2GT1 : l'élargissement du monde au XVe siècle

Voici la première partie du cours à télécharger sur les nouveaux horizons géographiques et culturels des européens aux XVe et XVIe siècles. 

Vous pouvez également télécharger la fiche de travail faite en classe sur Constantinople et l'empire turc ottoman au XVe siècle . 

Cet élargissement du monde peut se lire dans l'histoire de la cartographie. Pour faire le lien avec le chapitre précédent, il faut savoir qu'au Moyen-Age la plupart des cartes sont réalisées par de clercs souvent dans un but religieux : cartographier les lieux saints ou façonner une représentation du monde qui est en adéquation avec le dogme : 

Comme les cartes "T dans l'O" : 

Les 3 parties encerclées par le O océanique sont séparées par le T dont la barre verticale représente la Méditerranée et l’horizontale 2 fleuves, le Nil (limite entre l’Afrique et l’Asie) et le Don (fleuve russe sur jetant dans la mer Noire) limite entre l’Europe et l’Asie. Le monde connu est souvent entouré d’un océan réputé infranchissable.
Le centre de la mappemonde, à l’intersection des barres du T, se situe en Méditerranée orientale, là ou est Jérusalem : le tombeau du Christ est le centre du monde.

Cette division du monde en 3 parties découle d’une lecture littérale de la Genèse : toute l’humanité postérieure au Déluge ne peut descendre que de Noé, donc de ses 3 fils.
Après la décrue, chacun est parti avec sa famille dans une direction différente.

L’aîné est parti vers l’Est (on trouve dans la Bible des toponymes mésopotamiens), le cadet vers le Nord-Ouest (vers des lieux anatoliens) et le benjamin vers le Sud-Ouest (villes égyptiennes).
Pour nommer ces continent ont été repris  des noms d’origine grecque (Asie et Europe) et latine (Afrique)


Carte T dans l’O dans « Les Ethimologies d’Isidore de Séville rédigé vers 630. Ici une copie dans une version imprimée de 1472 : la plus ancienne carte imprimée…



Tout la cartographie du Moyen-Age reste guidée par ces représentations d’un monde plus conçu que réel, tirées de la religion : Sur cette Mapa Mundi (mappemonde) de Beatus de Liebana (IXe siècle) : cette carte tirée d’un ouvrage commentant l’Apocalypse selon St Jean, a pour but de permettre au lecteur de repérer les lieux saints.

 



En 1482, la cartographie a fait un pas de géant avec la redécouverte de manuscrits du géographe grec du IIe siècle Ptolémée. Cela donne cette carte de l'Europe, du bassin méditerranéen, de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, beaucoup plus conforme à ce que l'on connait.




Les marins quant à eux dressent des portulans, cartographiant les ports et les directions avec une précision remarquable... comme sur cet exemplaire de 1492 tracé par le portugais Jorge de Aguiar sur un vélin (une peau de veau) qui lui donne cette forme si particulière...




En 1507, le planisphère de Waldseemüller, est le premier à représenter le "nouveau monde" sous le nom d’America en hommage au vénitien Amerigo Vespucci, le premier à avoir compris qu’il s’agissait d’un continent. Ce tout premier planisphère est une œuvre d’art monumentale  : 12 planches de 43cm sur 59 cm xylographiées séparément puis assemblées pour former une carte de 1,3 m sur 2,3 m… C’est la première carte murale du monde !






dimanche 25 janvier 2015

Café actu : pour tous ceux qui veulent comprendre l'actualité

Cette semaine je vous conseille l'écoute de quelques émissions de France Culture qui sont d'une haute tenue et permettent de comprendre le monde qui nous entoure. 

La première est l'Esprit Public, une émission diffusée tous les dimanches à 11h et dont le concept se rapproche pas mal de notre café actu... 

 La décence m'oblige cependant à préciser que c'est plutôt moi qui ai copié Philippe Meyer son concepteur que l'inverse. Bref, toujours est-il que l'émission de ce matin 25 janvier revient sur la réponse apportée au terrorisme par le gouvernement et surtout sur les relations que nous avons avec le monde musulman depuis les attentats et depuis la publication du dernier numéro de Charlie...
Cela dure 55 minutes environ et c'est tout à fait stimulant : ECOUTER

Philippe Meyer et son équipe de chroniqueurs lors de l'enregistrement de l'Esprit Public au lycée Rabelais de Meudon en avril 2014.
Tant qu'à y être vous pouvez également réécouter les deux émissions qui ont suivi les attentats de Paris : Celle du 11 janvier et celle du 18 janvier.


L'autre émission que je souhaitais vous signaler, toujours sur la même radio France Culture est celle d'Emmanuel Laurentin, toute aussi stimulante que la précédente. 

Toute la semaine, les producteurs ont bouleversé leur programmation pour réaliser 5 émissions spéciales  sur le thème : 

Comment en sommes nous arrivés là ? L'histoire d'une république fragile

"En cinq volets nous tentons de comprendre avec une quinzaine d'historiennes, d'historiens et de sociologues comment les attentats récents s'inscrivent dans une histoire longue de la République, de ses promesses et de ses impasses."

Pour écouter les émissions, cliquer sur les titres ci-dessous. 


Pour commencer cette semaine, nous nous demandons comment la République, depuis 1880, a essuyé des contestations.
Arnaud- Dominique Houte évoquera la République d'avant 1914 ; Gérard Noiriel celle de l'entre-deux guerres et Emile Chabal les trente dernières années.




Après avoir décrit hier les contestations de la République depuis le début du XX eme siècle, nous tentons, dans l'épisode de ce jour, de comprendre ce qui s'est passé depuis la décolonisation jusqu'à la fin des années 1980, quand la France s'était mise à rêver d'une République métissée.
Comment a-t-elle accueilli les anciens sujets de l'Empire quand ils sont devenus des immigrés ? Comment la crise économique de 1974 a-t-elle rejailli sur eux ? En quoi l'égalité des droits s'est-elle appliquée quand, dans les années 1980, une nouvelle génération l'a réclamée?
Benjamin Stora, Nacira Guénif et Jean-Philippe Dedieu (au téléphone depuis New-York)



Nous nous demandons ce matin pourquoi les forces sociales et politiques se sont montrées aussi surprises de voir revenir, dans les années 1980-90, des religions dont on pensait que la modernisation et la laïcisation allait les faire disparaître de l'espace public.
Nous parlerons donc de droit au blasphème, d'affaire de voile et de présence des religions dans l'espace public. Avec Jean-Louis Schlegel, Martine Cohen et Abdellali Hajjat



Après nous être interrogés sur les contestations de la République lundi, la décolonisation et l'immigration des années 1960 et 1970 mardi, puis réfléchi mercredi à un retour du religieux dans les années 1990, nous nous demandons aujourd'hui pourquoi la question de l'identité nationale a resurgi dans le débat public depuis une quinzaine d'années.



Pour cette dernière émission nous interrogeons nos trois invités sur la place qu'ont tenu les attentats dans l'histoire de France, au XIX e et aux XX e.